Hier soir, j’ai vu une vidéo de Caro, de La Carologie, qui parlait du cycle pensées/émotions/actions. Elle y parle du fait que l’émotion apparait APRES la pensée. Esther explique également ce concept dans cette vidéo. J’y reviens dans cet article.


Contexte

La semaine dernière, j’ai entendu quelqu’un dire à quelqu’un d’autre “ne te sens pas énervé”, et… ça m’a “énervée” pour plusieurs raisons.

Le cycle des pensées

Avant de t’expliquer pourquoi ça m’a énervée, je vais te résumer en quelques mots le concept dont parlent Caro et Esther dans leur vidéos. Attention, ça va aller très vite.

1. Circonstances > 2. Pensées > 3. Sentiments

  1. Situation, faits, point de vue objectif.
  2. Ce que je m’en dis
  3. Ressenti provoqué par mon discours intérieur

Pourquoi je ne suis pas d’accord avec les dictateurs des émotions?

  1. Premièrement parce que j’estime qu’on n’a pas à dire à quelqu’un de se sentir comme ceci ou comme cela: On n’est pas dans sa tête, comment peut-on penser qu’on peut comprendre en 3 secondes le ressenti de la personne, et ses tenants et aboutissants sur base d’une réaction à un moment T, pour des circonstances précises? J’imagine que si la personne réagit d’une certaine façon, c’est qu’elle y trouve un sens. Lui dire de ne pas le faire me parait donc insensé parce que…
  2. En lui disant quoi ne pas faire, on ne lui dit pas quoi faire. Ok, tu me dis de ne pas me sentir triste ou énervé. Mais je fais comment alors pour gérer la situation? D’autant que si je me concentre pour ne pas ressentir quelque chose… je le ressens forcément.
  3. Parce qu’on pointe du doigt le mauvais angle. Dire à l’autre de ne pas se sentir X ou Y part d’un bon sentiment, probablement, mais le prive de sa liberté de se sentir comme il veut, un des trucs les plus personnels qui soit, mais en plus il l’aiguille dans la mauvaise direction, puisque la personne se concentre sur l’émotion (qu’elle ne doit pas ressentir donc) plutôt que de l’orienter sur ses pensées.

Comment faire alors ?

Rien. Tout ça pour ça vous me direz. Ben oui. Rien. Parce qu’à la base, le gars n’a rien demandé à personne.

Du coup, laisser gérer son truc comme bon lui semble me semble bien plus écologique que de lui imposer de “ne pas se sentir x”.

Et si c’est vous, le gars, et que vous êtes en quête de solution, elle est simple: racontez vous autre chose, auquel vous croyez tout autant (ou plus :)), et surtout rappelez-vous que comme le dit Esther, on ne punit personne en se sentant mal.

De fait, l’émotion sert à vous faire réagir, à vous faire conscientiser vos limites. Mais corriger ses pensées ne veut pas dire qu’on va se laisser faire, ça veut juste dire qu’on va prendre les choses différement tout en agissant pour s’assurer de ne pas revivre pareille expérience.